Bakar Ndiaye sur le fichier électoral: " il n’y aura plus de fichier électoral, plus de carte électorale et plus de remontée physique des procès-verbaux ".
Il
se définit comme l’accomplissement d’une volonté divine. Pas étonnant !
Quand on sait que Bakar Ndiaye, ce spécialiste de systèmes de vote électronique
-encore inédit au Sénégal-, Membre du réseau d´experts ACE Project (Réseau du
savoir électoral ACE) entre autres compétences dans le domaine de l’informatique,
est un autodidacte dont l’invention est aujourd’hui publiée par l’Organisation
Mondiale de la Propriété Intellectuelle. Dans l’interview qu’il nous accorde,
il aborde entre autres questions, la forte probabilité d’une fraude bien
organisée pour l’élection présidentielle de 2019. Entretien.
Rokia Pédro- Vous êtes président de Bisoft
international. Mais qui êtes vous et quel est votre parcours ?
Bakar Ndiaye- Merci, d’emblée je voudrai vous préciser qu’il me
sera très difficile voire impossible de vous dire qui je suis mais, pour ne pas
m’égarer, je vous dirai tout simplement que je ne suis rien d’autre qu’une
volonté divine qui s’accomplit. Et que le cabinet Bisoft international a été
créé pour me contraindre à un résultat dans mes travaux de recherche dans le
domaine bien précis de la gestion des élections. C’était une façon à moi de tout
faire pour atteindre mon objectif. Ledit cabinet, Bisoft international vient, avec les
conclusions de mes travaux, de se positionner comme locomotive dans son secteur
d’activité et compte jouer le rôle qui est le sien. Je suis de Pikine dans la banlieue de Dakar. Ancien apprenti menuisier, je
me suis retrouvé par amour de la logique appliquée dans la famille des
informaticiens, une corporation où, seule la pertinence dans les idées permet
de se faire compter parmi l’élite qui définit et gère les orientations du
nouveau monde globalisé.
Pour certains, de
l’informaticien hors du commun que je suis, aucun signe suspect ne pourrait
faire penser que je serai l'auteur d'une invention qui, en ce début du
troisième millénaire, s’imposerait comme un défi. Et, sans se faire remarquer
sur la ligne de départ d'une compétition qui, plus de deux décennies, me
confina dans les geôles de l'isolement, je sortis comme un ouragan de ma
réserve en bousculant toute une hiérarchie pour franchir le premier la ligne
d'arrivée d'une course à laquelle mon pays, le Sénégal, n'était pas convié.
Autodidacte
parce que n'ayant jamais fréquenté un établissement de formation en
informatique, je suis un self-made man et reconnais avoir été façonné dans l'apprentissage du métier comme si
j’étais resté dans ma menuiserie. Je n'ai
jamais quitté mon pays pour aller à la conquête du savoir, opérateur sur
ordinateur à mes débuts, je suis arrivé à franchir toutes les étapes pour
devenir directeur d'une société d'informatique avant de me lancer dans la
recherche et le développement.
SENI (Sénégal Informatique), chef d’exploitation,
correspondant informatique et chargé de projet à côté d’experts de la SOPRA de
Paris, EXPRESS TRANSIT-NAVIGATION, chef du service informatique avec comme
mission de démarrer le centre de traitement informatique, même responsabilité
au niveau de la CSE du défunt ALIOU ARDO SOW qui, pour moi, est la référence qui m’a permis
d’ignorer les limites de l’effort. J’ai eu à intervenir dans le secteur
bancaire lors du démarrage de la SONABANQUE. Ceci est, je le pense, le meilleur résumé que
je pourrais faire du
Bakar que vous demandez de se présenter et avant de conclure je tenais à vous faire savoir que je suis diplômé
en Organisation Scientifique du Travail Option Administration, Chercheur-Inventeur,
Consultant en Organisation et Informatique, Expert des systèmes de vote, Spécialiste
du vote électronique et Membre du réseau d´experts ACE Project (Réseau du
savoir électoral ACE). Entre autres mandats, j’ai eu à participer au niveau
national à toutes les missions d’audit comme : coordonnateur des experts informaticiens de la mouvance
présidentielle «Audit» du fichier électoral 2007, consultant Coalition
des Partis Non Alignés (CPNA) mission exploratoire, «Audit» du fichier électoral 2010 sous la
supervision de l’Union Européenne, de l’USAID et de l’Allemagne, consultant Collectif des
Organisations de la Société Civile (COSC) mission «Audit » du fichier électoral 2010 sous
la supervision de l’Union Européenne, de
l’USAID et de l’Allemagne.
Rokia Pédro- Parlez-nous du logiciel que vous avez
créé.
Bakar Ndiaye- Pour les travaux réalisés
il faudrait voir dans le site web : www.bnd01.tk. Vous savez il est utopique de vouloir se lancer dans
le domaine du vote électronique sans avoir une parfaite maîtrise du système de
vote actuel dit « vote papier » qui peut-être manuel ou hybride. La
recherche de cette maîtrise m’a pris un temps assez appréciable mais m’a permis
de découvrir les trois principales failles dudit système de vote. Et ces
failles ne sont rien d’autre que des voies de manipulation qui ne pourraient
garantir aucune sincérité dans la gestion de ce système. Dans le site web
indiqué j’apporte une solution pour mettre un terme définitif à cette
possibilité de fraude qui s’offre dans ce système.
Le système de vote électronique «STAR» est
mon invention publiée le 21 Janvier 2016 par
l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) PCT/IB2014/000719
du 12 Juillet 2014 WO2016/009237-A1. Cette
invention pour les élections politiques, est le seul système de vote électronique au
monde exploitable sans machine ou ordinateur à voter. Il gère simultanément six
(6) élections au moins et fait voter sans assistance tous les profils
physiques, les illettrés, les analphabètes, les handicapés, malvoyants,
malentendants, muets… Parmi les revendications qui sont d’ailleurs dans une
nouvelle version, je peux, de façon succincte, citer : OBSERVATOR pour le suivi des
élections, assure la fiabilité des bases de données, la sécurisation des
résultats et l’évaluation du scrutin, STARONE Package pour la rationalisation des partis politiques, LEADER Logiciel de gestion des formations
politiques pour plus de démocratie après
l’élection de représentativité, GETCI Logiciel de gestion de l’état civil au niveau national, GAES Logiciel de gestion des établissements scolaires, MAIRIE Logiciel de gestion des recettes municipales, GERBDC Logiciel qui permet, au niveau national, de créer un
réseau de banques de données communautaires pour une gestion plus efficiente de
la variable population.
Rokia Pédro- Êtes-vous politiques ou militant d’un
parti politique ?
Bakar Ndiaye- Suis-je
politique vous me demandez ?- Ah oui, tout citoyen soucieux du meilleur
devenir de son pays ne doit pas être à l’écart de tout ce qui implique l’avenir
de son peuple. Et pour vous dire mon parti est celui du peuple mandant. Je me
veux, d’ailleurs comme de tout temps, comme le serviteur des serviteurs de la
nation.
Rokia Pédro- Votre cheval de bataille ou alors votre zone de confort
c’est le fichier électoral. Est-il fiable ? Quelles irrégularités
avez-vous dénotées ?
Bakar Ndiaye- Vous savez, pour
votre question, il serait absolument nécessaire que je revienne sur les trois
principales voies de fraude du système actuel de vote : le fichier
électoral, la carte électorale, la remontée physique des procès-verbaux.
A un certain moment du
déroulement du processus, seule l’administration du candidat au pouvoir assure,
seule, la gestion de ces trois
étapes les plus importantes de la procédure de gestion des élections. Pour le
fichier électoral, après révision des listes électorales ou après une refonte
totale, seule cette administration électorale assure la consolidation des bases
de données en excluant tous les autres candidats. Pour ce qui est de la carte
électorale elle est confectionnée par cette seule administration électorale qui
supervise la remontée physique des procès-verbaux. Voilà le résumé qui facile
la réponse à votre question et qui me permet de vous faire savoir qu’avec la
solution issue de mes travaux il n’y
aura plus de fichier électoral, plus de carte électorale et plus de remontée
physique des procès-verbaux ce qui constitue une première mondiale dans le
domaine de la gestion des élections et qui met un terme à la fraude électorale.
Bakar Ndiaye- Sans un audit de
l’existant en plus d’une solution pour obstruer les trois failles citées du
système actuel de vote, nous aurons une présidentielle pire que les
législatives du 30 juillet 2017.
Rokia
Pédro- Comment il serait possible de
tricher en 2019 ?
Bakar Ndiaye- Comment a-t-il été
possible de frauder lors des législatives du 30 juillet 2017 ? Je connais
la réplique vous allez me dire que c’est vous qui posez les questions mais ma
réponse à la question précédente reste valable pour la présente.
Rokia
Pédro- Est-ce que vous avez rencontrez le
ministre de l’intérieur ou ses conseillers techniques pour leur parler
directement ?
Bakar Ndiaye- Aucun contact avec l’actuel Ministre de
l’Intérieur mais pour ce qui concerne son prédécesseur j’ai eu à lui adresser plusieurs
correspondances qui sont toutes restées sans suite. Même au niveau présidentiel
j’ai fait ce qu’il fallait et bien avant que mon invention ne soit publiée par l’Organisation Mondiale de la Propriété
Intellectuelle (OMPI). Mais, malgré ce qui ressemble à un ostracisme à mon
égard, je suis prêt pour mettre mon savoir à la disposition de mon pays.
Rokia
Pédro- Pourquoi on ne vous écoute pas selon
vous ? Serait-ce pour des raisons politiques ?
Bakar Ndiaye- Peut-être c’est cet
amour manifesté et sans retenue pour mon peuple qui me vaut ce rejet qui, par
ailleurs, ne constitue aucun obstacle pour la poursuite de mon idéal. Aucune
raison politique ne pourrait être évoquée c’est cet amour envers mon peuple,
mon engagement pour une procédure sécurisée de dévolution de son pouvoir qui dérange.
Rokia Pédro- Depuis que vous dénoncez l’actuel fichier avez-vous été
approché par le pouvoir, invité à les rejoindre ou menacé de quelque manière
que ce soit ?
Pas
d’approche, pas de contact mais aussi aucune menace ce qui d’ailleurs ne serait
qu’un coup d’épée dans l’air pour essayer de neutraliser un adversaire
invisible.
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