mardi 16 janvier 2018

La décentralisation, passage obligé dans le processus de paix en Casamance

Nous avons été choqués, très émus, meurtris, et nous avons observé un deuil national pour honorer la mémoires de nos compatriotes lâchement tués dans la forêt de Boffa.  



Maintenant l'heure est "d'obliger" le gouvernement à changer de politique. Dresser l’inventaire des besoins des populations de la Casamance et voir dans quelles mesures leur donner la possibilité de vivre sereinement, sans avoir à risquer leur vie pour de la pitance.
Le défi majeur pour le pouvoir, c'est de rendre l'espérance aux casamançais, qui ont cessé de croire à sincérité des politiques qui dirigent ce pays, et ce, depuis des années. Tous ces politiques, ces gens qui s'affairent autour de la question Casamançaise, sont-ils vraiment conscients des enjeux multiples séculaires qui existent dans la région ?
Parce que le combat politique (décentralisation effective) et nécessaire pour accompagner toute action des forces armées sénégalaises dans la zone n’est toujours pas mené. 
Plus que des opérations de ratissage où des coupables seront débusqués et sanctionnés,  des commanditaires démasqués,  il est urgent et opportun à plus d'un titre de songer à une décentralisation effective au Sénégal, un moyen sûr d'aboutir à un développement local.
Car, c’est justement la décentralisation qui peut permettre et engendrer une transition vers le développement local qui, à son tour, jouera un rôle déterminant dans la réduction de la pauvreté. 
Il urge de doter cette région d'infrastructures nécessaires, de déconcentrer le pouvoir, d’équiper ces zones éloignées de la capitale où tout est concentré, d’infrastructures "légitimes" de première nécessité à savoir des hôpitaux dotés de matériels et d'un personnel compétent, des routes en bon état pour le bon fonctionnement des systèmes de transport, accessibilité à l’eau et à l’électricité...

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