PetroTeam Monde adresse une lettre ouverte à Macky Sall, président de la République du Sénégal.
Après nous être inclinés devant la mémoire des 13 Sénégalais lâchement abattus et qui mériteraient davantage votre visite que les 12 Français de Charlie hebdo ;
Nous nous adressons à vous aujourd’hui, dans ce contexte de deuil national, que vous n’avez pensé décréter que plus de 48 heures après les faits tragiques…
Ce faisant, nous avons bien conscience de vous interpeller dans un contexte de tensions sociales et budgétaires, que vous vous obstinez à nier, en dépit de l’état financier du pays et des tendances d’infléchissement perceptible à l’observation des agrégats macro économiques.
Dès lors, ExceIIence Monsieur le président de République, vous comprendrez aisément que l’objet de cette correspondance puisse être un rappel à votre bienveiIIance , quant aux attentes du peuple à votre endroit, somme toute constitutives des enjeux vitaux pour l’année 2018. Dont les solutions sont, pour partie, une facilitation des échéances de 2019, vers lesquelles nous nous acheminons avec une kyrielle d’incertitudes.
Mr le Président il est de votre seule responsabilité d’organiser des élections libres et transparentes pour apporter un apaisement dans ce pays.
Nous exigeons sur la base de la charte fondamentale qu’est la constitution l’application des points suivants :
1- la distribution des cartes à tout sénégalais en âge de voter et son inscription sur le fichier électoral.
2- le respect du calendrier électoral
3- le respect du choix et I ‘ ambition des formations citoyennes et politiques par la validation des candidatures à la présidentielle,
4- le respect des droits des opposants par l’arrêt des procès politiques, des exils forcés, des écoutes téléphoniques et des filatures
5- Et enfin l’application et le respect des acquis démocratiques ayant permis votre élection à la tête du Sénégal.
2- le respect du calendrier électoral
3- le respect du choix et I ‘ ambition des formations citoyennes et politiques par la validation des candidatures à la présidentielle,
4- le respect des droits des opposants par l’arrêt des procès politiques, des exils forcés, des écoutes téléphoniques et des filatures
5- Et enfin l’application et le respect des acquis démocratiques ayant permis votre élection à la tête du Sénégal.
Mr le Président en tant que chef de l’exécutif , l’application immédiate de ces points ne peut et ne nécessite pas un dialogue politicien sur un prétexte d ’ une paix en Casamance comme vous l’avez fait lors de votre discours de fin d’année.
À moins que votre objectif ne soit de préparer un semblant de consensus politique pour préparer un autre hold-up électoral, en vous déclarant victorieux au premier tour, vous n’avez pas besoin d’un dialogue pour respecter la constitution de la République.
Nous savons que la non-distribution des cartes à 2 millions de jeunes, les poursuites judiciaires, auréolées par le “deux poids, deux mesures” et votre appel au dialogue après 6 ans de gouvernance sans écoute, dans la violence et Ia violation, ne sont rien de moins que des étapes vers un hold-up au premier tour, dès lors, point n’est besoin d’insister sur la vigilance de l’opposition, de la société civile et de toute la nation, que les forces vives de la nation sont en droit de vous opposer.
Pour votre intérêt, l’application de ces points avant le 23 juin 2018 peut être le gage que toute Ia nation attend de vous, après que nous ayons perdu confiance en la sincérité de votre parole. Pour vous 2018 est sans doute une année sociale devant l’enjeu politicien des élections. Pour nous simples citoyens , c’est une année ou nous entendons faire respecter nos droits. Droits relatifs à nos libertés individuelles, politiques et à l’information juste et vraie sur la situation de tension budgétaire que ce pays traverse .

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