L'opposition dans la rue
Marcher pour plusieurs raisons
L’opposition marche demain. Vu
que le terrain est la seule issue, en
attendant celle des urnes dans douze mois, elle a intérêt à se faire entendre
par le pouvoir, à faire montre d’une grande capacité de mobilisation du peuple
à sa cause. Elle gagnerait beaucoup à faire sortir le peuple de sa passivité,
ces nombreux sénégalais en proie au découragement.
Puisque la voie des urnes
peut être contournée par le pouvoir, comme ce fut le cas lors des dernières
législatives, et que rien ne semble arrêter ce pouvoir qui use à chaque fois de
subterfuges pour «abattre» ses contradicteurs.
Et, il ne compte pas faire amende
honorable avant la présidentielle et les actes qu’il pose conforte ce point de vue. Les causes de la
souffrance du peuple sont restées intactes. Le climat social s’est davantage détérioré
depuis qu’il est au pouvoir et ce, dans divers domaines ; l’éducation, la
santé, milieu syndical, la pêche, la gestion des ressources naturelles…
Ces opposants qui vont marcher savent
tous, que Macky Sall a assis son pouvoir, sa puissance sur la souffrance du
peuple, l’intimidation et l’emprisonnement des adversaires les plus farouches,
ceux là qui sont les plus plébiscités. Et, les exemples de Karim Wade et de
Khalifa Sall sont assez édifiants. Bien sûr, quand on ne veut pas «transhumer».
Ils sont tous conscients que l’épée
Damoclès plane sur leurs têtes. Chacun d’eux peut très bien se retrouver en
prison du jour au lendemain, pour n’importe quel motif, pourvu qu’ils dérangent
au plus haut sommet de l’Etat.
Marcher, parce qu’il faut que
la présidentielle se déroule sans heurts et que cela passe par une transparence
dans le processus électoral, un fichier fiable. C’est par les urnes que le
peuple sénégalais compte s’emparer du palais de la république et le remettre
entre les mains de quelqu’un d’autre en 2019, si une veille acharnée se fait
dans ce processus électoral.
Marcher, descendre dans les
rues, mobiliser les citoyens, parce qu’il apparaît clairement, que la demande
sociale, la volonté du peuple ou du moins de cet électorat jeune qui a fait
grimper le taux d’inscription sur les listes électorales, réclame un homme du
peuple. Pas un messie, mais un homme du peuple qui dise la vérité aux
sénégalais, qui lui témoigne un respect à travers des actes signifiants comme
une transparence dans les élections, l’égalité des chances à l’emploi, par une
justice etc. Un homme non issu du sérail, une tête que cette classe politicienne
et n’a pas encore dépouillé de certaines valeurs morales, de l’amour de la
patrie qui est une vertu basique fondamentale pour prétendre diriger le Sénégal.

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