mercredi 24 janvier 2018

Départ du consul général de Paris exigé!


L’opposition  de la diaspora rencontre l’ambassadeur du Sénégal

Pour exiger le départ du consul Diallo avant les prochaines élections



Une rencontre avec l’ambassadeur du Sénégal en France est calée demain avec une bonne partie de l’opposition et des représentants de la société civile regroupés dans une organisation dénommée la plate forme de Paris. Elle va présenter un bilan des manquements lors des législatives passées et des doléances en douze points, parmi lesquels le départ ardemment désiré du consul général de Paris Amadou Diallo.


Des partis de l’opposition sénégalaise présents en France, des mouvements citoyens et organisations de la société civile se réunissent depuis un moment pour mieux s’accommoder en vue de la prochaine élection prévue en 2019. A douze mois de la présidentielle, ils ont identifié et énuméré les carences et dysfonctionnements notés lors des législative passées et veulent anticiper sur l’organisation de la joute de février 2019.

Ne voulant plus rester attentiste, comme le souligne Aboubakr Bengelloum, membre fondateur de la plate forme de Paris, l’opposition organise une riposte à apporter à Macky Sall. Pour ce faire, ils proposent aux autorités une nouvelle organisation de la prochaine élection qui prendra en compte les couacs dénotés lors des législatives en juin dernier.

Ce sera l’occasion de présenter à l’ambassadeur Bassirou Sène, une liste des douze points de revendications parmi lesquels la distribution des cartes d’électeurs, l’inscription sur les listes électorales, la mise en place d’un cadre de travail avec les autorités. Surtout, un sujet semble faire l’unanimité dans l’opposition sur les douze points relevés ; le départ du consul général de Paris, Amadou Diallo «nous ne voulons plus du consul Amadou Diallo tricheur et voyou de la République. Dont nous exigerons le départ auprès du chef de la mission diplomatique en France, Mr l'Ambassadeur du Sénégal. Nous n'accepterons plus que le consul général de Paris dirige les commissions administratives chargées des élections en France» apprend-on dans le onzième point.
Dans la même lancée, la plate forme exige aussi de la CENA de changer le président de la DECENA, Badara Guèye. Elle estime que ce dernier «n'a pas été à la hauteur de sa fonction et des prérogatives qui lui sont dévolues ! La présidence de la DECENA doit faire l'objet de consensus et la plate forme de Paris n'en veut plus. Au vu des résultats de cette dernière mascarade appelée élections nous représentons près de 40% du corps électoral, ce qui n'est pas rien». 


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