L’opposition de la diaspora rencontre l’ambassadeur du Sénégal
Pour exiger le départ du consul Diallo avant les prochaines élections
Une rencontre avec l’ambassadeur
du Sénégal en France est calée demain avec une bonne partie de l’opposition et
des représentants de la société civile regroupés dans une organisation dénommée
la plate forme de Paris. Elle va présenter un bilan des manquements lors des
législatives passées et des doléances en douze points, parmi lesquels le départ
ardemment désiré du consul général de Paris Amadou Diallo.
Des partis de l’opposition
sénégalaise présents en France, des mouvements citoyens et organisations de la
société civile se réunissent depuis un moment pour mieux s’accommoder en vue de
la prochaine élection prévue en 2019. A douze mois de la présidentielle, ils
ont identifié et énuméré les carences et dysfonctionnements notés lors des
législative passées et veulent anticiper sur l’organisation de la joute de février
2019.
Ne voulant plus rester attentiste,
comme le souligne Aboubakr Bengelloum, membre fondateur de la plate forme de
Paris, l’opposition organise une riposte à apporter à Macky Sall. Pour ce
faire, ils proposent aux autorités une nouvelle organisation de la prochaine
élection qui prendra en compte les couacs dénotés lors des législatives en juin
dernier.
Ce sera l’occasion de présenter à l’ambassadeur
Bassirou Sène, une liste des douze points de revendications parmi lesquels la
distribution des cartes d’électeurs, l’inscription sur les listes électorales,
la mise en place d’un cadre de travail avec les autorités. Surtout, un sujet semble
faire l’unanimité dans l’opposition sur les douze points relevés ; le départ du consul général de
Paris, Amadou Diallo «nous
ne voulons plus du consul Amadou Diallo tricheur et voyou de la République.
Dont nous exigerons le départ auprès du chef de la mission diplomatique en
France, Mr l'Ambassadeur du Sénégal. Nous n'accepterons plus que le consul général de Paris dirige les
commissions administratives chargées des élections en France»
apprend-on dans le onzième point.
Dans la même lancée, la plate forme exige
aussi de la CENA de changer le président de la DECENA, Badara Guèye. Elle
estime que ce dernier «n'a pas été à la
hauteur de sa fonction et des prérogatives qui lui sont dévolues ! La
présidence de la DECENA doit faire l'objet de consensus et la plate forme de
Paris n'en veut plus. Au vu des résultats de cette dernière mascarade appelée
élections nous représentons près de 40% du corps électoral, ce qui n'est pas
rien».

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire